Qualification IBR

Qu’est-ce que l’IBR ?

La rhinotrachéite infectieuse bovine est l’affection qui touche essentiellement les bovins, se traduit par une atteinte des voies respiratoires supérieures, mais peut éventuellement prendre la forme d’encéphalites (veaux), de conjonctivites, d’avortements et de métrites. L’IBR n’est pas transmissible à l’homme.

 

Dispositif de lutte – Plan d’éradication

La France s’est engagée dans un programme d’éradication de la maladie IBR. L’arrêté ministériel du 31 mai 2016 fixe des mesures de prophylaxie collective de l’IBR, renforce la surveillance des cheptels à risque et la limitation de circulation des animaux infectés.
C’est donc le GDS qui est en charge des modalités d’obtention des statuts des troupeaux en matière d’IBR, et de leur maintien.

Sont désormais obligatoires :

  • Le dépistage sérologique à l’introduction pour l’ensemble des bovins quel que soit leur âge.
  • Le dépistage sérologique des effectifs bovins, semestriel sur lait de tank dans les élevages laitiers, et annuel sur prélèvement sanguin des bovins de plus de 24 mois dans les élevages allaitants.
  • La vaccination des bovins pour lesquels un résultat sérologique s’est révélé non négatif ; cette vaccination doit être réalisée dans les 2 mois suivant la notification du résultat à l’éleveur.

Tous les élevages se voient obligatoirement attribués l’un de ces quatre statuts :

  • Troupeau indemne : troupeau négatif sans animaux infectés respectant les conditions d’acquisition de l’appellation (voir question précédente).
  • Troupeau en cours de qualification : troupeau ayant réalisé une prophylaxie négative après le départ des animaux infectés. Cela signifie que si la prochaine prophylaxie est négative, le troupeau deviendra indemne d’IBR.
  • Troupeau en cours d’assainissement : troupeau possédant des animaux infectés mais étant négatif en prophylaxie => risque IBR maitrisé.
  • Troupeau non conforme : troupeau possédant des animaux infectés et dont le risque
    IBR n’est pas maitrisé.

Comment être indemne d’IBR ?

Réaliser deux prophylaxies négatives, espacées de 3 à 15 mois, après le départ des derniers animaux infectés.

Document utile :
Introduction des animaux,
Demande de dérogation IBR

Qualification Varron

Qu’est-ce que le varron ?

Le varron (ou hypodermose bovine) est une maladie parasitaire des bovins.
La maladie est due à une mouche du genre Hypoderma dont la larve se développe dans les tissus du bovin, pour être libérée dans le milieu extérieur au printemps après avoir perforé le cuir.
Elle est classée danger de première catégorie. L’éleveur a l’obligation de déclarer toute suspicion clinique et doit faire réaliser un traitement conformément à la réglementation.

Expression de la maladie – Symptômes

Pendant 11 mois, les larves se développent dans le tissu conjonctif profond puis grandissent dans le tissu sous cutané dorsal des bovins. Les « varrons », qui mesurent alors plus de deux centimètres, se nourrissent du pus et l’on aperçoit un nodule sur le cuir de l’animal.
Pour s’extirper, la larve perce le cuir, laissant une marque clairement visible.

Dispositif de lutte – Plan de surveillance

La prophylaxie de l’hypodermose et la police sanitaire sont réglementées par arrêté ministériel. La France est une zone officiellement « assainie en varron », par conséquent, cette mention est inscrite automatiquement sur toutes les cartes vertes des bovins. Mais une prophylaxie est réalisée chaque année pour maintenir une surveillance sur le territoire et plus particulièrement dans les zones frontalières.
Un plan de surveillance aléatoire annuel est destiné à vérifier que la prévalence d’infestation d’une zone est inférieure à un seuil défini. Ce plan de surveillance repose sur l’analyse sérologique des sérums ou des laits de mélange.
En région PACA, elle implique une surveillance particulière au niveau des zones frontalières avec l’Italie, au niveau des troupeaux transhumants sur des alpages à risques (frontaliers) et au niveau des troupeaux introduisant des bovins en provenance de zones non assainies (Italie et Espagne principalement).
Des traitements préventifs sont également réalisés sur tous les bovins résidents ou transhumants en zone frontalière et les animaux introduits s’ils ne proviennent pas d’une zone « assainie » où s’ils sont issus de cheptel « en gestion à risques ».

La prophylaxie

Elle se déroule en plusieurs étapes selon la période :

  • 1er octobre au 1er décembre : il est conseillé de réalisé un traitement tactique sur les animaux transhumants et résidents frontaliers.
  • 1er décembre au 31 mars sur le sang en sérologie
  • 1er janvier au 31 mars pour les contrôles sur le lait (seulement dans le département 05)

Si les cheptels programmés n’ont pas pu être contrôlés dans ces dates, ils doivent alors être contrôlés visuellement entre avril et juin pour vérifier qu’ils ne sont pas porteurs de larves soit par le vétérinaire, soit par un technicien habilité.

Les introductions doivent également être maitrisées : pour les bovins provenant de zones assainies, aucun contrôle ou traitement n’est nécessaire mais pour ceux provenant de zones non assainies (introduction de bovins étrangers principalement), un traitement préventif à l’introduction doit être réalisé.